Minuscules Mystères Musicologiques

1) Répétition Loened Fall. “J’ai pensé à un air”, dit Ronan, et il me chante… celui que moi aussi, cherchant à cent cinquante kilomètres de là, dans d’autres enregistrements, dans un répertoire qui comporte des centaines d’airs, j’avais choisi… Bon ben, on prend celui-là, alors, hein! (Le même gag était arrivé il y a quatre ans, dans les mêmes circonstances, avec Nolùen Le Buhé. Alors que nous avions consciencieusement tout fait pour chercher dans des zones de pêches différentes, les nouvelles gavottes de Loened Fall et de Tan Ba’n Ti avaient finalement deux airs en commun!)


2) A des fins pédagogiques, je bricole une compil avec deux plages du CD de Brou-Hamon-Quimbert (chant gallo a capella) et des enregistrements des anciens dont ils tiennent les chansons concernées. Et surprise: tout à fait involontairement, dans une culture où la notion de hauteur et a fortiori d’oreille absolue n’existe pas, ils chantent dans la même tonalité que leurs sources! Mathieu Hamon, à qui j’ai posé la question, n’en revenait pas lui-même.


Bon, dans les deux cas, j’ai bien ma petite idée, mon petit trognon d’hypothèse. Mais en tout cas il faut croire que l’infini de l’oralité est traversé, sinon de lois, du moins de connections qui nous échappent – et tant mieux…

usu -is ns nsuppsnu© marthe vassallo 2014