Militer en fauteuil, c’est mieux que rien

N’ayez crainte, je ne compte pas vous bassiner souvent avec mes engagements personnels, mais le courrier précédent, plus les effluves de bonheur du fest-noz de St Thégonnec au profit de la section morlaisienne d’Amnesty, et voilà, j’ai envie de vous dire ceci en passant.


Je n’ai pas une âme de Rosa Luxemburg; mon très moyen égoïsme, mon emploi du temps (erratique) et ma désorganisation (homérique) concourrent à faire de moi une piètre recrue pour l’action concrète. Mais il y a une chose que je peux faire et que je fais depuis un bon moment: j’ai autorisé trois sous à quitter chaque mois mon compte en banque pour rejoindre celui d’Amnesty International.


Pourquoi Amnesty? Parce que si bien d’autres causes (dont certaines à qui je donne aussi, du reste) valent d’être soutenues, nulle ne peut l’être là où celle que défend Amnesty est mise à mal. Toutes les autres actions, humanitaires, écologiques, culturelles, politiques… ont besoin du respect des Droits de l’Homme et de la liberté d’expression.


La somme que je verse n’a rien d’héroïque, et je ne fais rien d’autre pour Amnesty. C’est donc véritablement une miliante en charentaises qui vous parle du fond de sa passivité. Mais le monde est pauvre en héros, et riche en clampins comme moi, alors quand les clampins mettent un tout petit peu la main au portefeuille, de temps en temps les héros peuvent mener leur travail à bien… 

usu -is ns nsuppsnu© marthe vassallo 2014